Fiche Pays: Le Cambodge
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Un tour du monde en famille en camping-car avec deux enfant: c’est Akilifamily ! Akili Family
La recette du pays
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Direction Angkor Wat! 
Nous choisirons le pass’ 3 jours, valable sur une semaine, ce qui permettra d’aérer les visites de temple un jour sur deux. Une crainte: pourra-t-on entrer sur le site avec le camping-car? Si ce n’est le cas, il y a plusieurs solutions: le tuk-tuk à 20$ par jour, la location de voiture (encore plus couteux) ou le vélo... seulement, Angkor, c’est très grand. Rien que pour parcourir les temples présent dans le parc, nous allons faire plus de 100km dans le parc et il y a encore plein d’autre site à l'extérieur, jusqu’à 150-200km du centre. Heureusement, les portes du parc nous sont ouvertes! juste Angkor Thom, entouré par une muraille et des portes plutôt étroites risque de ne pas nous être accessible... Au final, nous arrivons à nous faufilé par la porte Sud et ça passe juste-juste (2cm de chaque coté et à peine plus en hauteur).
Angkor: Nous voila !!!!








Pour visualiser les photos de la Cité Khmère d’Angkor, c’est ici







Lors de notre bivouac, nous rencontrons le directeur du Temple. Il s’occupe d’une association (Life and Hope Association) destinée à aider les plus démunit de la région. Il sont actifs dans de nombreux domaines, mais un attire notre attention: construire des petites maisons pour loger des familles qui vivent dans des conditions précaires. Au début, aucun programme n’est disponible avant le 19 juin, date à laquelle nous devons quitter le pays. Nous trouvons donc à les aider autrement, en famille: repeindre l’école du quartier. Par manque de moyen, ce sont quelques moines et étudiants qui viennent passer leur dimanche bénévolement. Nous rencontrons à nouveau François et Sandrine (avec qui nous avons partager quelques jours aux 4.000 îles-Laos), qui n’hésitent pas une seul seconde pour se joindre à nous! Nous passerons quelques jours avec eux pour finir notre visite de Siem-Reap.
Pour tout savoir sur Life and Hope Association, c’est ici: http://www.lifeandhopeangkor.org  (traduction possible via google)Angkor.htmlhttp://www.lifeandhopeangkor.orgshapeimage_12_link_0shapeimage_12_link_1


Après une bonne semaine ici, nous décidons enfin à bouger. Direction Ben Mealea, un joyaux d’Angkor à 60km à l’est. Le site n’est toujours pas restauré et, même si quelques aménagements sont là, nous découvrons le site dans le même état que celui qui l’a découvert. Avant la visite, nous dormirons sur le parking de l’entrée. Nous passerons la soirée avec deux Cambodgiens qui nous raconterons leurs vies et leurs pays. Mayline et Eliott gagneront un tour de mobylette.

Dans le site, beaucoup d’enfants propose leurs services: une visite en anglais, voir en français, un fruit, une photo. Eliott estimera qu’ils ont un super terrain de jeu. Nous visiterons le lendemain le site de Sambor, que nous trouverons sans grand intérêt...


Pour rejoindre la capitale, nous faisons quelques détours, volontaire ou non... La qualité des routes est hétérogène, les pistes se succèdent, la poussière s’infiltre, les trous et bosses commencent à devenir habituel. Les villages défilent, quelques uns ne possède toujours pas l’électricité. Une chose nous marque, il y a beaucoup d’enfants dans les rues, plus qu’au Laos. Pour continuer les comparaisons, contrairement au relief Laotien, le Cambodge et plat, extrêmement plat. Les champs de rizières sont à perte de vue, ponctuée par quelques palmiers. Les rares collines croisées (qui sortent de nul part) sont habillées par des forêts de bananiers.

A chaque arrêts, quelques curieux viennent nous voir. Eliott et Mayline n’auront jamais à attendre longtemps pour avoir des copains pour jouer avec eux. Un jour, se sera le ballon qui les distraira, le lendemain, une vache au bout d’une corde à qui il feront faire des dizaines de fois le tour du camping-car.


L’arrivée à Phnom-Penh pourrait faire peur, la circulation est horrible, pire que Moscou qui pour nous était une référence... Il y a tellement de deux roues, qu’ils arrivent eux même à faire des bouchons, au point qu’on voit des mobylette faire demi-tour face aux longues fils d’attente, pour vous dire... Alors en camping-car... :-S On nous avait conseillé de ne pas arriver dans la ville à 17 heure, challenge réussi: il est 17h05...oups... Au début, nous nous trompons de direction et traversons quelques rues étroites à la circulation dense, une galère. La décision est prise: si l’on ne trouve pas un bivouac rapidement, on sort de la ville et revient demain. Enfin, après 30 minutes de recherche, nous arrivons plein centre de la ville. Nous entrons dans un temple, le Wat Ounalom, qui, non seulement nous ouvrira ses portes, mais nous accueillera dans d’excellente condition.


Sans le savoir, nous voila dans l’un des temples les plus connus de la Capitale, celui qui est considéré comme le siège du Bouddhisme Cambodgien. Le temple n’est qu’à 100m du Palais Royale et au centre de toutes les activités de la ville. Mais le plus agréable pour nous est que nous sommes accueillit comme nul part. Nous n’allons pas être invité, mais plutôt faire parti de la vie de cette communauté. Le temple compte 350 Bonzes et quelques 250 étudiants. Les murs du temples enferment donc une petite ville dans la ville, avec ses rues et ruelles, ses petits commerces ambulants qui quittent le temple chaque soir. On nous place devant le bâtiment 22, les occupants nous feront vivre un très agréable séjour. Eliott et Mayline sont vite adoptés par ses hommes en orange, qui élèvent déjà deux orphelins (Charan et Chara de 4 et 6 ans environ), qu’ils ont trouvé en train de dormir sur les marches du temple, deux ans auparavant. Voici donc les nouveaux copains de nos enfants. Charan, le plus petit, montera vite des signes d’affection, surtout envers Céline. 

Sothy, l’un des moines, nous fera visiter son temple, qui abrite quelques petits secrets. Charan nous accompagnera. Nous visiterons les différents bâtiments du temple, mais une question me brûle les lèvres: «j’ai lu dans mon guide que le temple abritait un bouddha célèbre: le bouddha de marbre, qu’il aurait été cassé par les khmères rouges, puis restauré, mais que depuis son histoire tragique, il n’est plus visible pour le publique...», ma phrase est à peine fini que nous montons dans  une salle à l’étage, qui abrite, non seulement le Bouddha de marbre, mais aussi quelques belles pièces, comme un bouddha entièrement en or ou encore, le fauteuil et quelques meubles du roi.Nous nous sentons encore une fois privilégié.


Nous nous plaisons dans cette ville, dans ce pays, mais il ne faut pas pour autant ne pas voir la réalité et oublier le passé.


C’est après la guerre d’Indochine qu’arrivera l’une des histoires les plus tragique du Cambodge: l’arrivée des khmères rouges au pouvoir en 1975, après des années de confrontation avec le gouvernement en place, qui fuira le pays lorsque les KR sont au porte de la capitale. Ils régneront sur le pays pendant 5 ans. Ce nouveau gouvernement mènera la terreur sur le pays. Tout d’abord, il évoqueront un «éventuel» bombardement de Phnom Penh pour vider entièrement la capitale, soit 2.5 Millions de personnes en moins de 48h, une exode qui coutera la vie à près de 400.000 déportés. Comme le proclame le parti, c’est «l’année zéro» qui débute! Des «prisons» pour enfermer les «ennemis» du parti révolutionnaire seront mis en place. L’une d’entre elle, la plus tristement célèbre est celle de Tuol Sieng, plus connu sous le nom de S-21. Les prisonniers qui s’y retrouvaient étaient considérés comme dangereux pour le pouvoir en place. Une personne dangereuse était un étranger, un intellectuel (comprenez par là quelqu’un qui avait fait des études, parlait une langue étrangère, journaliste, médecin ou tout simplement qui portait des lunettes...) ainsi que sa famille, enfants et bébés compris. Les prisons n’étaient qu’en faite des salles de torture et des bâtiments qui entassaient jusqu’à 3 personnes pour des cellules d’1,5m2. Les tortures (commises souvent par des enfants (entre 10 et 14 ans) endoctrinés, devenus bien plus violent que les adultes) permettaient aux dirigeants de la prison de faire avouer n’importe quoi pour légitimer leurs actes.

Rien qu’au S-21, plus de 17.000 personnes ont perdu la vie, aucun ne s’en est échappé. Il n’y aura seulement 7 survivants retrouvés sur place à la fuite des khmères rouges en 78. Le site du S-21 est aujourd’hui un musée sur le génocide commis en ces lieux. Cette ancienne école fait étrangement penser à des bâtiments pas ci-loin de chez nous: Auschwitz! PolPot était d’ailleurs un fervent admirateur d’Hitler...

Même si l’on ne peut pas dire que l’un, est pire que l’autre, Les khmères rouges torturerons leurs prisonniers avant une mort certaine, et ces ennemis sont khmères, ce qui permet donc de parler d’auto-génocide...

Le pays est donc démuni de plus de 70% de ces intellectuels, le peuple meurt de fin, car un peuple pauvre et inculte est un peuple faible. Les denrées, les soins ou tout ce qui permettait de vivre était réservé aux soldats du parti. Ce sera l’ambition d’envahir une partie du Vietnam qui déstabilisera les KR, en s’attaquant à plus fort qu’eux.

C’est à ce moment que les KR, réfugiés dans l’est du pays, vont massivement miner les zones rurales pour empêcher les vietnamiens de tirer profits des récoltes du pays. Sauf qu’ils ne souhaitent pas coloniser le pays... seul les agriculteurs et  les villageois seront victimes de ces engins de guerre conçu non pas pour tuer, mais pour mutiler... Le Cambodge qui comptait 7 millions d’habitants avant le régime de Polpot sera durement emputé, avec ses plus de 2 millions de mort.

Le pays ne connaitra pas d’accord de paix avant 1991.

Aujourd’hui, ce récent passée à laisser beaucoup de séquelles: le pays est ruiné, le cours du Riel (monnaie locale) a chuté (si en 1970 il fallait que 60 Riel pour un dollar, à ce jour, il en faut 4100...), avec environ 14 Millions d’habitants aujourd’hui, plus de 60% de la population à moins de 25 ans, les ONG sont extrêmement présentes sur le territoire, beaucoup d’enfants vivent dans la rue et nombreux sont les estropiés...

Décidément, nous n’arriverons pas à visiter le palais royale... La première tentative nous conduira jusqu’au porte d’entrée, qui seront fermée à cause des élections, le second jour ce sera la mousson qui sévira fortement, le troisième jour sera moins drôle, puis ce sera Eliott qui nous fera une belle frayeur (forte fièvre qui laissait penser à une maladie tropicale, plus de détail dans la prochaine newsletter n°12), ensuite nous nous présenterons à la porte d’entrée à 10H40, soit 20 minutes avant la fermeture du site, la 5ème fois sera la bonne, même s’il pleuvote...

Notre guide décrira le palais aussi beau que le Wat Phra Kaéo de Thaïlande (voir page Thaïlande n°1, visite de Bangkok), mais nous n’en dirons pas autant... De plus, les bâtiments ne sont pas ancien, puisqu’ils ont été érigé en 1913. Le parc est tout de même joli.

«- Maylinnnne, c’est l’heure de l’éééécoooooollllle....»

Les Bonzes du temple, proposent à Eliott et Mayline d’accompagner Shara et Sharan à l’école. Eliott refusera, mais Mayline a l’air bien intéressée! ni une, ni deux et voila notre petite pépette qui rentre à l’école... bon d’accord, nous sommes en juin et c’est pour la journée, du moins... 30 minutes! elle en ressortira avec sa tête des mauvais jours en nous disant «c’est nul l’école, en plus la maitresse elle comprend rien de ce que je dis!»... ça promet pour la suite...

Nous quittons le temple, les moines et nos deux petits garnements le coeur serré, en espérant recevoir de temps en temps des nouvelles des deux frères.

Le cambodge
Capital: Phnom Penh
Nombre d’habitant: 14,2Millions
Monnaie: Riel ou le dollar américain
Valeur: 1 $ = 4000 R
Visa: 1 mois
Date d’entrée: 19 mai 2012
Date de Sortie: 16 juin 2012
Durée: 29 jours
Kilomètres Parcourus:XXkm
Décalage horaire: 5h00 (en été)
Cout du Carburant: 0,95€/litre
Cout moyen d’un restaurant: environ 1.5€/pers.
Eau: Dans les stations services
Gaz: ???
Infrastructures: bonne
Sécurité: vigilance normale.
Bivouac possible:.
Internet:café, rue, hôtel..
Les +: l'authenticité, l’accueil, Angkor 
Les -: La qualité des routes.

En quittant le temple, nous remarquons deux gros camping-car garés juste devant, mais il n’y à personne dedans. Nous laissons un petit mot et quelques jours plus tard, nous recevrons un petit mail de l’équipe: 10 chinois et un français qui font un tour du monde en 500 jours. Malheureusement, il sont déjà sur Bangkok et leur programme laissera peu de chance que nous nous croisions à nouveau! Bon voyage à l’équipe de «Don’t U-Turn».

Nous allons rejoindre Siem-Reap à nouveau, mais par le sud du Tondlé Sap. Une grande partie de la vie cambodgienne tourne autour de ce lac, 3 millions de personne! Il a la particularité d’être le plus grand d’Asie, mais surtout d’inverser son sens entre la saison sèche et la saison des pluies. Il fertilise les terres et apporte énormément de poissons aux autochtones, une richesse nationale!


Le lac est une ressource naturelle importante, seulement sa taille varie de 2600km2 en saison sèche et mesure 16000km2 en saison des pluies. Sa profondeur passe de 1 à 10m, noyant rizières et forêts, ce qui rend difficile de construire autour du lac. Alors les locaux se sont adapté, ils ont construit des villages flottants. Nous sommes allés voir ceux du sud, principalement habités par des communautés vietnamiennes, réfugiés ici. Les villages se déplacent pour certain, jusqu’à 6km!

Drôle de situation... Nous en passerons la nuit au poste de police...

Au abord du lac, nous cherchons un bivouac, en vain... le pompiste refuse que l’on dorme près de sa station, un guesthouse nous demandera le prix d’une chambre pour dormir sur le parking, aucun temple à l’horizon... Dernière chance: le poste de police! Après contrôle de nos papiers et quelques questions, ils nous accueillerons dans de bonnes conditions. Le chef de poste nous confirmera notre sentiment: ici, la rue n’est pas trop sûr...


La ville suivante, Battambang, nous réserve aussi quelques surprises.

Tout d’abord la curiosité locale, pour le plaisir des petits et des grands: le Bamboo-train!

C’est sur une ancienne voie ferrée que les locaux ont décidé de ne pas abandonner, que le bamboo-train est né. Au début, il servait exclusivement au transport de marchandise, aujourd’hui, il amuse aussi les touristes!


Le principe est simple: une ancienne voie ferrée au rail vieillissant, deux châssis de wagons, un plateau en bambou et un moteur de tondeuse! et c’est parti, à près de 30km/h au raz du sol et au première loge. Ca bouge, ça tape, ça glisee! Frisson garantis, surtout quand vous savez qu’il déraille de temps en temps... Une seul voie, en face un autre wagonnet approche. On stop tout et démonte un des deux wagons, puis on le remonte derrière et c’est reparti!!!

7km plus loin, nous arrivons dans un petit village. Le temps de boire une noix de coco et de confectionner quelques drôles d’insectes et bijoux avec des feuilles de palme, et nous revoilà parti, au milieu des rizières et des bananiers. Ca décoiffe (surtout moi...).

Au détour d’un café, nous rencontrons un français installé ici qui nous recommande de rendre visite au propriétaire du Cabaret vert (www.aucabaretvert.fr), un hôtel avec éco-loge et piscine naturel, une première au Cambodge. Les propriétaires, Mathieu et Sothy, un couple franco-cambodgien, nous accueillera les bras ouverts sur leur magnifique propriété. Pierre-Saupal à 10 mois, un vrai petit ange et Sauvane, leur fils de 4 ans sera le nouvel amis d’Eliott et Mayline les prochains jours. Eliott ira même à l’école avec lui le temps d’une matinée, et en moto: un exploit!!!

Nous nous rendons vite compte que l’agréable endroit sert de quartier général à une petite communauté française installé ici. Nous y rencontrerons egalement Jean-Jacques, Céline et Chayan, une petite famille en voyage pendant 6 mois en Asie, originaire de la Réunion.

Ici la cuisine est excellente. Céline apprendra quelques recettes de cuisine cambodgienne.

Sothy, Mathieu, encore merci pour votre accueil! :-)

«Allez au Cirque!»

nous entendrons plusieurs fois parler d’une école de cirque, celui de Battambang: Le cirque de Phare Ponleu Selpak.


Phare Ponleu Selpak prend son origine en 1986 dans le camp de réfugiés de Site 2 sur la frontière thaïlandaise. C’est autour d’ateliers de dessins destinés aux enfants du camp que naît l’idée d’une association pour promouvoir la culture khmère et aider les jeunes réfugiés à surmonter, par l'expression d’un art, les traumatismes de la guerre.

L’expérience se poursuit après le retour des réfugiés au Cambodge, sous l'impulsion de huit jeunes, devenus adultes qui fondent l'association cambodgienne Phare Ponleu Selpak en 1994. Elle acquiert un terrain à Anh Chanh, un village à la périphérie de Battambang. C’est un village pauvre où vivent de nombreux paysans sans terre, des familles de retour des camps de réfugiés.


Pour moi, le spectacle est à l’image du Cambodge: Au début, ça surprend un peu, c’est désorganisé, on ne comprend pas de trop, puis le spectacle s’intensifie, il se passe quelques chose que l’on explique pas, le chapiteaux s'enflamme, le public aussi! On adore!


Aujourd’hui, l’école propose des spectacles dans le monde entier.
Vous souhaitez en savoir plus sur cette association, les aider, les accueillir le temps d’un spectacle, c’est ici! 

http://www.phareps.org/


Voila, nous quittons Battambang pour un rendez-vous important pour nous et quelques dizaines de petites têtes blondes: une viso-conférence avec l’école de Poussay (88).


Voici maintenant quelques mois qu’on en parle, quelques semaines qu’on le prépare. Voila, c’est le grand jour!


De notre coté, il faut trouver une bonne connexion qui ne coupe pas. Nous savons qu’à Siem-Reap nous avons internet au temple. Pour une fois qu’on sait ce que l’on trouvera devant nous...


Ca y est, c’est l’heure! le technicien de l’école à installé un vidéo projecteur et une caméra dans la classe. Il sont tous là!

Eliott et Mayline s'intéressent aux questions auquel nous répondrons et animerons avec quelques photos.


« Avez-vous eux peur? Quels animaux avez-vous vu? Vous pensez parfois à rentrer en France? Qu’avez vous fait pour la fête des mères et des pères? Et vous mangez quoi? sur les marchés? c’est bon?...»


Nous les trouvons bien attentif, les notre aussi!

Nous apprenons que l’année prochaine, cette classe nous suivra à nouveau! Super!


une très bonne expérience pour tout le monde!!!

En tout cas, merci les enfants, nous apprécions beaucoup partager cette expérience avec vous. Nous ne manquerons pas de venir vous voir lors de notre retour en France, promis!


Merci à Sandrine, la maitresse qui anime la séance, mais aussi le lien au quotidien.


La maitresse nous fera parvenir des illustrations faite par les enfants avec la participation de Véronique JOFFRE, auteur pour enfant. la classe partagée en 4 groupe pour 4 pays! Vous reconnaitrez bien sûr le petit roux de la bande, en balade en Turquie... ;-)


Encore une fois: MERCI et BRAVO! :-)

Une dernière mission nous attend ici, au Cambodge. L’association Life and Hope Angkor récolte des fonds notamment pour le CDV (Children Développement Village) qui accueil des enfants dont les parents sont décédés ou qui ne peuvent plus s’en occuper, et aussi construire des habitations pour les familles les plus démunies de la région de Siem-Reap.


Me voila engager pour une mission de 1 jour, qui en durera 3, et tant mieux!

Nous allons construire une maison traditionnelle cambodgienne, en bois, d’environ 4x6m, sur pilotis. L’ossature sera en bois (je n’ai pas réussi à savoir l’essence), les murs en bambou et feuilles de palmiers, le toit en zinc. Les maisons n’ont ni l’eau, ni l'électricité. Elle servent principalement comme chambre et pour protéger les affaires de la famille. Sous la maison, un espace de vie  sert pour manger, se reposer à l’ombre ou à l’abri de la pluie. Il sera possible plus tard, d’ajouter l'électricité, soit par un panneau solaire et une batterie 12v qui pourra alimenter une lampe ou un simple appareillage électrique, ou simplement une batterie que les propriétaire irons recharger chez un marchand spécialisé à 2 kilomètres de là. La famille est composé de 8 personnes, dont des enfants en première âge. Ils habitent déjà sur le terrains, dans une cabane rafistolée de tous les cotés, où les planches du sol ne sont plus trés solide et le toit, plus très étanche... 

L’équipe sera composé de 5 ou 6 villageois, 4 moines de l’association, 1 ou 2 membres de l’association, 1 bénévole (moi) et le financeur de la maison (qui passera 3 jours à prendre des photos).


La construction commencera par la mise en place de plot béton, qui supporterons les piliers en bois. entre les deux, il sera glissé un billet (100 Riels) pour porter chance à la bâtisse et ses occupants. Viendra ensuite le plancher (2m au dessus du sol), la charpente, le toit en zinc et les panneaux en feuille de palmier en guise de mur. Pendant la construction, il fait chaud, nous nous protégeons du soleil comme nous le pouvons, soit sous les feuilles d’un bananiers, sous une écharpe orange pour les moines et même sous un casque de moto pour l’un d’entre eux. L’ambiance est bonne. Le midi, nous rejoignons le CDV, où tous les enfants du centre nous accueil. Ils s’agenouillent devant les moines, puis viennent nous saluer par un «Hello» plus ou moins timide. Le deuxième jours, certains me sauterons au coup. Les moines mangeront entre eux, avant les autres, puis les enfant chanterons leur prière avant d’attaquer la soupe. Je profiterai du temps de sieste de toute la troupe pour partager les quelques instants que j’ai avec les enfants du centre. Ils s’attachent très vite, moi aussi...


C’est le dernier jour! Céline et les enfants sont conviés à participer à cette journée. Le matin, pendant que nous finissons la construction, Céline s'insérera dans la vie de cette famille. Eliott, qui réclame depuis le premier jour à venir nous aidé sera servi puisqu’il lui sera remis un marteau et quelques clous pour aider à fixer le plancher. Le midi, nous allons manger au CDV et les enfants nous accueillent. Après le repas, ils prendrons plaisir à nous faire découvrir leur petite maison, garçons et filles séparés. Eliott jouera avec les garçons, soit dans leur maison ou au basket, Mayline naviguera de bras en bras des employées du centre, Céline tressera des nattes aux filles jusqu’à épuisement du stock d’élastiques. Le lieux est vraiment plaisant. Les maisons sont confortables et jolies, il y a beaucoup de jeux, d’espace, c’est calme et agréable. C’est l’heure de partir. Pas facile de dire au revoir à tous ces petits bonhommes...


De retour à la maison. Une cérémonie est organisée. Les moines animeront la maison de leurs chants. En plus de la maison, il sera offert à la famille un sac de 50kg de riz, des couvertures et oreillers, des nasses et un vélo. Avec quelques moyens supplémentaires,  nous donnerons également un sérieux coup de jeunesse à la vielle maison, ce qui donnera plus d'espace à la famille.


Voila, nous quittons le village par cette piste de terre rouge défoncée, pour rejoindre Siem-Reap, à l’arrière du pick-up. Comme si la journée n’était pas assez charger en émotion, nous partageons le retour de la maternité d’une commerçante avec qui nous avons sympathisé. Le bébé est né le matin, le soir la boutique sera déjà ré-ouverte...













Pour voir les photos de la construction de la maison et du CDV, c’est ici !

De retour à Siem-Rieap, nous apercevons un camping-car... que dis-je: un monstre de la route! si ceux de Phnom-Penh me paraissait gros, celui-ci est énorme. Nous rencontrons donc Brigitte et Edy (www.waypoints.ch), un couple suisse, déjà depuis 7 ans sur les routes et qui n’ont pas l’air de trop trainer sur l’asphalte... Nous quittons le pays le même jour et nous passerons la frontière en même temps.  Spéciale dédicace à tous ceux qui pense que notre camping-car est trop gros... ;-)

Nous quittons le Cambodge le coeur serré... Je pense que l’on ne ressort pas de ce pays comme on y est entré. Nous avons été touché par tant de chose et tant de gens. La vie ici n’a pas été facile et ne l’est toujours pas pour beaucoup. Malgré tout, l’accueil à toujours été chaleureux et sincère. Une chose nous marque, comme dans beaucoup d'endroits en Asie: le sourire est omni-présent sur le visage de tout le monde, jeune et ancien.

Ce qui nous touche aussi, c’est la quantité d’enfants! les ravages de la guerre font qu’un habitant sur trois à moins de 25 ans, un sur quatre est mineur! Les enfants sont confiés à eux même dés le plus jeune âge. A Phnom-Penh, ce sont les enfants des rues qui animent les trottoirs, en vous vendant une copie de DVD ou de livre, en demandant une pièce. A Siem Reap, se sont plutôt les mutilés de guerre ou les victimes de mines qui déambulent sur leurs fauteuils roulants, qui jouent de la musique ou qui exposent leur membre plastique contre un peu d’argent.

La campagne est pauvre, mais tellement belle. Des rizières où fleurissent des chapeaux de paille qui protège des paysans du soleil, des buffles d’eau qui tractent de vielles charrue de bois, comme ont l’imagine chez nous 100 ou 200 ans auparavant.


Le pays parait stable et personne ne souhaite qu’il revive leur tragique passé, mais malheureusement, plusieurs autochtones nous confierons être septique, que si le gouvernement en place tiens bon, c’est grâce à leur premier ministre, mais qu’il y a encore d’ancien khmère rouge installés au sein du gouvernement actuel...



A la sortie du Cambodge, nous fêtons nos 1 an de voyage.