Fiche La Bolivie 2 (Partie Ouest): le grand show.
retour à la liste des paysFiche_Pays.htmlshapeimage_2_link_0
 


Un tour du monde en famille en camping-car avec deux enfant: c’est Akilifamily ! Akili Family
LA BOLIVIE
Capital: La Paz
Nombre d’habitant: 10,5 Millions
Monnaie: Bolivianos
Valeur: 1 € = 9 Bol
Visa: non 
Date d’entrée: 11 juin 2013
Date de Sortie: xx juin 2013
Durée: xx jours
Kilomètres Parcourus:xxkm
Décalage horaire:-4h en hivers -5 en été 
Cout du Carburant: environ 0,97€/litre
Cout moyen d’un restaurant: entre 1,5 et 4€ / pers.
Eau: station service
Gaz: recharge en usine spécialisé
Infrastructures: de bonne à horrible
Sécurité: une vigilance est à garder.
Bivouac possible:éviter les lieux isolés
Internet:difficile
Les +: les paysages, l'authenticité, l’accueil
Les -: l’état des routes, l’altitude.
Accéder à la fiche technique détaillée du paysFiche_Technique_La_Bolivie.htmlFiche_Technique_La_Bolivie.htmlFiche_Technique_La_Bolivie.htmlFiche_Technique_La_Bolivie.htmlFiche_Technique_La_Bolivie.htmlshapeimage_9_link_0shapeimage_9_link_1shapeimage_9_link_2shapeimage_9_link_3shapeimage_9_link_4

Et nous voilà de retour en Bolivie et on est super content de retrouver ce beau pays! C’est en compagnie des Syséléma que nous allons attaquer le mythique, mais dur sud Lipez.

Mais c’est quoi le Sud Lipez? Pourquoi en parle-nous tant? Qu’est ce qu’il y a d’aussi particulier pour en faire tout un monde?

Le sud Lipez est surtout un nom français donné à cette zone géographique. Le vrai nom utilisé localement est plutôt Los Lipez. Il regroupe toute la pointe sud-ouest de la Bolivie, coincé entre le Chili et l’Argentine. La zone est couverte par l’immense réserve nationale de faune Andine Eduardo Avaroa. Los Lipez est en plein cœur de la cordillère des Andes dont les altitudes vertigineuse des site frôlent souvent avec les 6000 mètres, comme le volcan Licancabur (5916 m), Caquella (5947 m), les montagnes del Azufre (5846 m), Canapa (5882 m) ou encore le Tomasamil (5890 m). Les routes non plus ne sont pas au raz des Paquerette, mais plutôt à des altitudes qui serviraient à l’aviation, dépassant plus de 5000 m à certains endroits. Nous allons donc rouler plus haut que le sommet de l’Europe!


Mais comment allons-nous gérer cette altitude? Au-delà de 3000m, le soroche sévit et fait des morts chaque année, donc à ne pas prendre à la légère. Et le véhicule, comment va-t-il s’en sortir? À ces altitudes, il n’y a pas que les hommes qui souffrent du manque d’oxygène. Ajoutons-y le froid parfois glacial, pouvant atteindre en hiver les -40 °C (mais les -20 à -25 °C sont plus monnaie courante à cette période de l’année), la qualité du carburant (qui entre autres gèle aussi), plus de 400 km de piste difficile, des traversées de rivière… Allez, comme si c’était assez simple on va ajouter aussi les problèmes potentiels de la cellule : l’eau qui gèle, le chauffage qui ne démarre pas (manque d’oxygène), l’autonomie en eau… Autant vous dire que Los Lipez se prépare et ne se prend pas à la légère. 80 % des voyageurs en camping-car ne tentent pas l’aventure, mais choisissent de le faire en tour organiser avec des 4x4. Avantage : le confort et des tracas en moins, inconvénient : une visite éclaire (4 jours l’allée retour contre 6 ou 7 pour nous en aller simple) avec des arrêts peu fréquents, des bivouacs exceptionnels loupés...


Avant de vous présenter cette merveille de la nature, nous allons devoir rejoindre l’entrée de la Bolivie et ensuite l’entrée du parc.


Nous avons donc quitté San Pedro de Atacama en nous attaquant à l’immense montée que nous avions descendu quelque temps auparavant : 2000 mètres d’ascension en une vingtaine de kilomètres. La bifurcation en direction de la Bolivie est en vue : Au revoir l’enrobé, bonjour la piste!

accéder à la fiche pays précédente: L’Argentine et le Chili: le nord
accéder à la fiche pays suivante: Le PérouArgentine-Chili_nord.htmlLe_Perou.htmlshapeimage_10_link_0shapeimage_10_link_1

À peine bifurqué que nous nous immergeons directement dans l’ambiance du sud Lipez : à gauche le volcan Licancabur, à droite une chaîne de montagnes enneiger et devant… la douane! À notre arrivée je me rends immédiatement compte que je ne vais pas passer par la barrière : des ornières boueuses d’une quarantaine de centimètres de profondeur sur une cinquantaine de mètres…

Nous nous présentons à la douane et je demande à ce dernier si je peux passer derrière son bâtiment (comme me l’avait suggéré Ronan des 4mouss’). Le « non » catégorique du douanier ne me décourage pas, de toute façon, je ne peux pas passer par la barrière, de plus nos passeports sont tamponnés et une fois de l’autre cotés… Ce que je n’avais pas prévu, c’est de m’enliser derrière son bâtiment… oups… mais en 2 temps 3 mouvements, me voilà sortie, le douanier aussi d’ailleurs… après une soufflante du style « c’est qui le patron là? Hein? l’autorité, c’est moi! et la frontière, c’est là et pas là… » On baisse les yeux et attend que ça se passe, on lâche un petit « lo sento » et c’est repartie! ;-)

Au loin, la Laguna Verde apparait, le premier site d’intérêt du sud Lipez qui ne manque pas de charme. Perchée à 4400 mètres d’altitude, cette lagune au reflet bleu vert compte quelques flamants roses. Ca couleur est due à l’importante concentration en carbonate de plomb, de soufre, d’arsenic et de calcium, au point qu’ici l’eau ne gèle qu’à partir de -21°C… Au milieu, la lagune se ressert tellement que l’on peut y passer avec nos véhicules. Nous bivouaquons sur une petite butte pour apprécier au petit matin la lumière rasante sur la lagune. Au moment de partir, l’une de mes mâchoires de frein de service ne se débloque pas, l’un des ressorts trouvant à se bloquer à cause d’un encrassement excessif et du passage d’eau de la veille.

La route pour rejoindre la Laguna Salada est extraordinaire! Nous naviguons à environ 4800 mètres d’altitude, à travers des paysages désertiques où les montagnes prennent des couleurs surréalistes. La neige est geler est empêche les enfants de jouer dedans. Nous traversons aussi les énormes Roca de Dali, d’impressionnantes roches posées là, alors qu’il n’y a rien autour appelé ainsi comme si l’auteur de ce chef-d’oeuvre était l’artiste en personne.

Alors que nous ne croisons personnes à part des 4x4 de touristes, nous nous rendons compte qu’ils font tous le même circuit (ce qui n’est pas forcement dérangeant), mais surtout qu’il s’arretent tous exactement aux mêmes endroit, au même heure. C’est le cas dans le Salar de Chalviri, devant les thermas de Polques où par groupes de dizaines, les touristes afflue en même temps dans un petit bassin de 5 mètres par 5, rendant le site des plus désagréables. Nous fuyons l’endroit pour trouver, à l’autre bout de la lagune un p’tit coin de paradis pour manger, rien qu’à nous!

La piscine des thermes... :-S

Nous montons, encore et encore, pour rejoindre le site de Sol de Maniana. La neige sur le bord des routes est figée, sculptée par le vent et offre de magnifiques rendus. Nous sommes à 4900 mètres d’altitude et nous apercevons les premiers passages délicats. En fin d’après-midi, la neige fond et rend la route boueuse. Devant le site des Geyser, la direction du camping-car bloque et nous oblige à s'arrêter, il est tard, la nuit va arriver, le froid et un vent glacial s’installent. Avec Sebastien, nous nous rendons compte que c’est une fuite sur le réseau. Je ne sais pas si l’altitude y est pour quelques chose, mais la peur s'installe et, avec le froid, je me tétanise presque devant le problème, rendant l’intervention compliqué pour moi. Sebastien prend les choses en main et trouve à réparer la fuite, provisoirement. A bord de son camion, il lui reste du liquide de direction et heureusement, sinon c’était la situation devenait plutôt délicate. La nuit sera fraîche (-8°C), mais moins que nos prévision (et tant mieux). Sur le téléphone satélitaire des Syséléma, nous recevons quotidiennement la météo pour les jours à venir, un vrai plus dans cette endroit!

Au petit matin, quelques membres de l'expédition irons découvrir les geysers et lacs de boue. Pour ma part, le moral est branlant, ne sachant pas si les réparations faites allaient tenir et surtout, si la fuite continu, où trouver du liquide car nous avons tout consommé.

C’est ensuite entre les douanes et la Laguna Colorada que la route va être la plus mauvaise dû à la fonte des neiges, avec parfois de la boue sur plusieurs centaines de mètres. C’est le matin que le passage est le plus facile, quand c’est encore un peu gelé.

Enfin, la voila qui apparaît. C’est un peu comme le clou du spectacle. Elle change de couleur avec le soleil, passant d’un rouge extra-vif à des nuances de violet, de bleu, ou encore vert, avec ses plaques blanches. A 4300 mètres d’altitude et couvrant 6.000 hectares, la Laguna Colorada est un spectacle de la nature. Ces couleurs sont due à des algues et plancton qui prospèrent dans des eaux chargées de minéraux. les dépôts blancs sont du sodium, du magnesium, du borax ou encore du gypse. et comme si le paysage ne suffisait pas, ajoutez-y des flamands-roses par millier! Une palette de couleur incroyable se dévoile, surréaliste!  Nous prenons un peu de hauteur pour notre bivouac, histoire de profiter d’une belle lumière au petit matin.

PS: amis lecteurs, j'espère que vous aimez les flamands roses... ;-)

Une fois la laguna passée, c’est ici que nous sortons du parc national, mais pour autant, le sud Lipez continu encore presque 200km de piste, nous réservant des surprises, bonnes et moins bonne.

Après une piste plutôt caillouteuse et digne des circuit 4x4 où Sebastien cassera un support d’amortisseur sur son camion, nous tombons sur un site de toute beauté dont nous ne comprenons pas qu’il ne soit n’y signalé, ni visiter par les touristes. Nous voila dans la gorge d’une ancienne rivière qui à entièrement sculpter la roche. Cela vaut une jolie balade et un superbe bivouac et feu de camps! So happy!!!

Nous continuons notre route, en direction de la Douane, placer dans une usine qui produit de l’acide borique, à plus de 5000 mètres d’altitudes qui lui vaut le surnom de la douane la plus haute du monde. D’ailleurs on y trouve aussi un terrain de foot, qui doit posséder aussi le même titre. La route qui y mène n’est pas bonne, mais ça passe! Une fois là-haut, nous demandons au personnel et au chauffeur des camions le fameux liquide, que l’on nous donnera.

Après cette bonne journée et très bonne soirée, le lendemain ne sera pas de même... A la sortie de Villamar, nous allons traverser un Rio. Il y a une trentaine de centimètre d’eau sur 6 à 8 mètres de largeur, mais ce qu’il m’inquiète le plus c’est une montée en terre qui suit la traversée.

Je vais faire le mauvais choix, celui de prendre de l’élan pour réussir à monter la pente. Sauf qu’une fois dans le rio, au moment où je j'accélère, il y a une petite cuvette, et crac... Je m’arrête immédiatement et découvre les dégâts: le ventilateur du moteur à cassé, et le radiateur moteur et de turbo ont percé... Nous sommes au beau milieu de rien et ne savons pas dans quel mesure nous allons réussir à réparer. Nous avons néanmoins la présence d’esprit de récupérer le liquide de refroidissement qui s’écoule sous le moteur.


Ici, le dépannage n’est à prévoir qu’en dernier recours, tout d’abord parce qu’il ne va pas être simple de faire venir ici une dépanneuse capable de tracter le poids du camping-car, mais en plus qui ne va pas hésiter à faire jouer la non-concurrence… Pour ne pas (faire) perdre du temps, nous nous attaquons à la démonte pour évaluer les dégâts et voir si nous allons trouver à réussir à réparer le camping-car… Nous démontons le pare-choc, puis la calandre, ce qui nous donne un accès facile et direct aux radiateurs. Nous avons aussi besoin de les retirer pour avoir accès au ventilateur.

La nuit arrive, nous n’avons fait que démonter et ne savons toujours pas si nous allons réussir à réparer tout ça. Le moral est vraiment bas à ce moment là, comme cela ne nous ai jamais arrivé de tout ce voyage, imaginant le pire. Personnellement, je crois que c’est la première fois de ma vie d’adulte que je me met à pleurer pour du matériel. De loin et avec du recul, cela n’est pas rien, et les conditions dans laquelle nous sommes, les quelques problèmes précédents et aussi certainement l’altitude n'arrangent rien. Nous vivons notre voyage à 200% et c’est aussi pour cette raison que nous pouvons nous faire un monde de l’état de notre véhicule, notre maison.


Le matin se lève et la nuit fût courte pour tout le monde. Qu’allons nous faire, où allons nous?

Mais c’est sans compté sur les connaissances et l'ingéniosité de Sebastien! Il prend les choses en main et se met dans la fabrication d’un nouveau ventilateur (en fabriquant des palles équilibrées en acier galva, fixer par des rivets et de la colle haute résistance), aidé de Matthieu, pendant que je m'attelle à la réparation des radiateurs. Et le résultat est incroyable: nous revoilà roulant et surtout, sans risque d’endommager le moteur, point sur lequel j’étais intransigeant. Maintenant, il faut que tout tienne, jusqu’à Uyuni (la civilisation) dans un premier temps et au mieux, jusqu’à Sucre, où nous savons qu’il y a un très bon mécanicien (Gustavo). Et ça va être le cas!!! Bravo et merci tout plein à Sebastien et sa p’tite famille pour tout son soutien!!!

Le sourire est revenu :-)

Et voila la vallée da Rocha, une impressionnante formation rocheuse, au milieu du désert, dessinant des forme et visage tout aussi surprenantes les unes que les autres. Nous auront aussi quelques autres traversée de rio (3 de plus), mais là, maintenant je ne me fais plus avoir: petite baignade des pieds (même si l’eau est glaciale) pour sonder le fond et retirer ce qui pourrait gêner...

430km de piste plus loin, nous voila sortie du ‘Fameux Sud Lipez’! Alors, que pensons nous de cet incroyable site?

Si c’était à refaire, nous ne le ferions pas avec un camping-car, malgré que, nous ne regrettons pas de l’avoir fait quand même: Ce fût un véritable moment d’aventure, rare même dans un voyage comme le notre. Nous n’avions pas d'échappatoire et les conditions étaient extrêmes.

Nous avons eu la chance de ne pas avoir eu les températures nocturnes estimées (entre -20 et -25°C), mais plus douce (-8°C) malgré un vent saisissant. L’altitude n’aura pas fait non-plus de dégât. Nous oscillons entre 4.000 et 4.500 mètres, atteignant jusqu’à plus de 5.000 mètres, mais à part quelques maux de tête, oppression dans la poitrine (nous décourageant au moindre effort), dans l’ensemble, ça a été.

Le véhicule aurait pu aussi avoir son lot de «maux» lié à l’altitude, mais à part les quelques ennuies techniques cités (que nous aurions pu avoir n’importe où), tout c’est bien comporté: le moteur, le chauffage gaz,... Seul le frigo aura parfois eu des petits ratés au démarrage et aura eu besoin d’un coup de pouce manuel, au delà des 4.000 mètres.

Mais pour nous, le plus important fût la solidarité avec nos amis. Les Syséléma et Matthieu auront été à tout moment présent dans cette aventure, pour le meilleur et pour le pire. Nous avons lié des liens forts, important à nos yeux et connaissons la valeur de cette amitié.


Les tours en 4x4 se font un peu à la chaîne et rapidement (4 jours allée-retour alors que nous avons mis 6 jours allée simple), mais constitue un bon rapport qualité prix, surtout au départ d’Uyuni. Dans tous les cas, il est préférable de ne pas traverser le Sud Lipez, seul, car à part le téléphone satélitaire (qu’avait nos amis les Sysélémas) et quelques postes radio à des points particuliers (douane, entrée et sortie du parc et quelques hospedaje), il n’y a aucun moyen de communication en cas de problème. Il est aussi préférable de bien suivre la météo. Lorsque nous étions bloqués au Paso de Jama (6 jours), nos amis les Expedition5 et les mouss ont été bloqué dans la neige à la Laguna Verde pendant 5 jours. Et qui dit ‘neige’, dit aussi ‘dégèle’ et donc routes boueuses, ornières et crue des rio... Si nous avions entendu beaucoup de mal des chauffeurs de 4x4, nous aurons été agréablement surpris de leur entraide dans notre (mes)aventure, s’arrêtant et nous proposant de l’aide à chaque fois!     


Le sud Lipez est peut-être l’une des plus belles routes du monde, mais ne se laisse pas aussi facilement aborder. Nous le quittons en ayant le sentiment qu’il se mérite!



Nous quittons donc cette merveille de la nature pour en découvrir une nouvelle: le Salar d’Uyuni!

Nous rejoignons la petite ville du même nom pour nous réapprovisionner. La ville et sans réel charme, venteuse, donc poussiéreuse et assez sale. Comment peut-elle être la porte d’entrée touristique d’un site aussi prestigieux que ce salar?

Malgré que nous sommes entrés depuis une semaine dans ce pays, Matthieu découvre seulement à ce moment la vie bolivienne. On retrouve néanmoins le charme des marchés, la gentillesse des gens et toute cet authenticité que nous avions adoré lors de notre premier passage.

Avant d’attaquer le Salar, il faut préparer les véhicules. Nous passons donc dans un lavadero pour faire ce que l’on appelle ici un fumigado, c’est à dire projeter sous le chassis du gasoil mélangé à de l’huile. Cette mixture préserve ainsi les parties métallique des projection de sel et surtout que le sel ne s'agglutine pas dans les gardes-boue au point d’en bloquer les roues!


«Et c’est parti mon kiki!!!». Nous entrons sur le salar et découvrons petit à petit cette immense étendu blanche qui s’ouvre à nous. Au début, le salar est exploité et nous découvrons comment le sel est récolté, manuellement. Les employés qui charge le sel sur des camions nous informent que le sel est directement envoyer dans un moulin pour être broyé et sera consommé sans aucune autre modification. Dans cette partie du salar, le sel n’est pas d’un blanc parfait.

Prochaine destination: l’île de Incahuasi! nous voila donc engagé sur le salar. Au début, la piste tracée sur le salar et noire par la gomme laissé par les pneus. Plus on avance, plus le blanc du sel prend place, rendant l’horizon presque aveuglant. Lunettes de soleil Obligatoire!!! Nous roulerons ainsi pendans plus de 90km pour rejoindre la première île. Sur la route, il n’y a aucun repère et c’est assez troublant de voir arriver un 4x4 face à nous, car au début, c’est un simple point que l’on apperçoit au loin (peut-être à 15 ou 20km), qui grossit et fini par nous croiser plus rapidement qu’on le crois.Il y a d’ailleurs de nombreux accident sur le Salar dû à ce drôle d’effet...

Et voila l’île enfin face à nous. Malheureusement, nous seront surpris par son coté touristique: elle est payante, et on trouve dessus un hotel, un restaurant, un petit musée... dommage... Nous trouvons à bivouaquer à son pied. C’est presque la pleine lune et le salar de nuit avec l’éclairage de cette astre va être extraordinaire, nous donnant un drôle de sentiment, celui d’etre seul au monde avec nos amis! La nuit va être fraîche, mais tellement belle!

L’isla Pescado, la seconde n’est pas très loin d’ici, à une vingtaine de kilomètre. Sebastien proposera à ceux qu’ils le souhaitent de faire le voyage sur le toit de son camion, ce qui va faire un succès fou!!! Nous rejoignons l’île qui, on pourrait croire, n’a rien de plus que la second, mais le fait qu’il n’y ai absolument personne lui donne énormément de charme. Du moins tout seul... nous allons être rejoint par Pascaline et Angélo, un couple franco-italien qui ne manque pas de tonus, puis le lendemain par nos amis les expeditions5 et une autre famille québécoise dont nous avions entendu parler auparavant: les richesdetemps! et à votre avis, à part des feu de camps (au cactus), du cerf-volant, du vélo, du kite de sel et des ballades, on va faire quoi avec tout ce beau petit monde? et bien un foot géant, Parent vs Enfant! Bon, le plus dure aura été de savoir  dans quel équipe mettre Matthieu...

made in Syséléma ;-)

La particularité du salar, c’est de ne pas avoir de repère, c’est a dire qu’il est assez difficile d’estimer des ditances entre deux choses, ce qui peut être amusant et devient un véritable jeu ici. Nous nous amusons donc à faire quelques photos non-truqué de jour comme de nuit, ce qui va amuser la troupe :-)

Après 4 jours au milieu de cet incroyable endroit, où l’on a vécu encore une fois d’incroyables moments, nous quittons le salar d’Uyuni pour retourner sur la ville, et voir un site qui ne va pas désintéresser ni les enfants ni les grands): le cimetière de train! Si les abords sont une véritable décharge sauvage, le cimetière va nous en mettre plein la vue: au début il y a des centaines de wagon, puis une bonne trentaine de locomotives vapeur. Quel terrain de jeu!!!

l’atelier
un photographe
des chaussures
des acteurs
le résultat ! :-)

Nous quittons Uyuni pour rejoindre Sucre. Nous allons passer par le village de Pulacayo, qui abrite une mine d’Argent et un village presque fantôme. Il y a aussi un petit musée du train a vapeur.

La remontée jusqu’à Sucre va nous prendre 2 jours. Nous avons appris que le Bloquéo (manifestation bloquant la route) qui se tient entre Sucre et Potosi depuis 2 semaines est levé pour le week-end. Il ne va donc pas falloir louper le coche... La route est extrêmement belle mais les montées sont fortes et je surveille sans cesse la température de l’eau par peur que le ventilateur «fabrication maison» ne tienne pas... Nous traversons Potosi et notre première expérience de la traversée de cette ville va nous faire entrer avec la crainte de devoir à nouveau nous engager dans des galères. Non seulement il n’en sera rien, mais en plus le ventilo tiendra jusqu’au bout, sans souci!!! Halleluya, quel bon travail! :-)

Nous repassons devant le magnifique pont entre Sucre et Potosi.

Et nous revoila à Sucre! Première destination: le Garage de Gustavo, pour commander le pare-brise en attendant que nos pièces arrivent. C’est aussi ici que Matthieu va nous quitter, après quelques jours de visite de la ville. Nous lui ferons découvrir les merveilleux jus de fruit de la ville et lui emmènera Eliott avec lui faire la visite de l’usine de chapeau qu’il avait adoré lors de notre premier passage (les connaissant, ils ont dû en faire un bordel tous les deux lors de la visite...).

Et me voici malade, comme jamais je ne l’ai été. Toursita, virus??? on n’aura jamais la réponse, mais ces 24 heures auront été horrible, à la limite de l'évanouissement. Mattieu aura connu, grâce en notre compagnie, le meilleur comme le pire!


Nous déposons donc notre 5ème élément à la gare routière. Il part vers la capitale et va continuer sa route. Après plus de 40 jours de vie commune, c’est encore une fois difficile de le quitter. Si c’est habituel chez Eliott, c’est la première fois que nous verrons Mayline se mettre en pleure au moment d’un départ, en gémissant des phrases comme «Mais pourquoi tu l’a virer maman, pourquoi?», ce qui n’est évidement pas le cas, mais ont ressentait de sa part une vrai tristesse. Les enfants grandissent, leurs caractères changent. Ils nous surprennent de jours en jours notamment dans leur faculté d’adaptation et leur aisance dans n’importe quelle situation. Les seuls inquiétudes qu’ils peuvent avoir sont les nôtres, c’est donc à nous de les limiter et de ne transmettre que le meilleurs pour leur bonheur.


Evidement, pour nous, qui dit Sucre dit «2 los Alamos»! si pour vous cela ne veut rien dire, pour nous, c’est l’adresse de nos amis belges installés ici. Nous sommes super content de retrouver Nathalie, Philippe, Théo, Loula et Inès: la famille Dillen! Nous attendons nos colis et il n’arrive pas... en même temps, tant mieux: cela nous oblige à profitez d’eux! au programme: Visite de Cataya, une petit havre de pays appartenant à leurs amis Catherine, Nicolas et leurs enfants, parti pour un tour du monde depuis quelques années et installé ici.

Bonne nouvelle: Gustavo à trouvé à nous faire remplacer le pare-brise en un temps record, ce qui était inespéré. Notre colis arrive aussi, nous permettant de faire toutes les réparations prévu en une fois! :-)


Comment remplace-t-on un pare brise en Bolivie? c’est simple: Rdv à 8h tapante. Les gars arrivent à 10H45. Ils démonte le pare-brise et l’un des gars part avec l’objet en question sous le bras, prend le bus jusqu’à Santa-Cruz. Une fois là-bas, il en fabrique un nouveau sur mesure, puis il revient par bus 4 jours plus tard. Rdv pour le posé à 8H, j’arriverai à 9 heures, les gars à 11H50... 10 minutes après, le pare-brise est recollé! En plus d’un travail rapide (une prouesse pour la Bolivie), le travail est très bien fait, nous revoila avec un pare-brise identique à l’origine (verre feuilleté, teinté, bombé exactement comme l’orignie...) le tout pour 350€, le prix des frais de port si je m’en étais fait envoyé un d’Europe!

Entre temps, pour ne pas rester au garage, nous avons rouler jusque chez nos amis sans la vitre, en espérant ne pas tombé sur un laveur de carreau qui à le jet de sceau d’eau facile! Si traversée une ville d'Amérique latine en camping-car n’est pas discret, c’est encore moins le cas sans notre glace...

Driiiiinnnnnnggggg.... Mais c’est quoi aujourd’hui???? c’est l'anniversaire de la petite Inès!!! Alors au programme: Jeux, fabrication de gateaux, dégustation de gâteaux, barbecue, jeux, fêtes, cadeaux et virée au parc de la ville. Et voila comment passer un super dimanche!

Nous sommes lundi et nous commençons à prendre du retard sur notre avancée. Depuis quelques temps, nous avons un rendez vous, à Quito, le 17 novembre de cette année (2013), avec une famille française. Ce n’est pas une simple rencontre pour nous, ce sont les futurs voyageurs à bord de notre camping-car, car nous le vendons. Notre voyage ne sera pas fini, nous continuerons en sac à dos, sur l'Amérique central puis peut-être du nord. Une grande étape pour nous.


Les aux revoirs ne vont pas être facile avec cette famille avec qui nous avons partager par mail depuis longtemps, puis ensuite une grande partie de notre temps passé à Sucre, 25 jours en tout quand même!

Merci les amis, bien sûr pour votre aide avec nos nombreux colis envoyés chez vous, mais encore plus pour tout les agréables moments passé en votre compagnie! Vous nous avez toujours ouvert vos portes sans aucune hésitation. On aime la Belgique, les belges et vous bien sûr!!! :,-)

pour suivre les aventures de la famille dillen, c’est ici: http://dillenfamily.tumblr.com


La route va être longue pour rejoindre le parc de Sajama: 780km en 2 jours... Nous retraversons la ville de Potosi pour la troisième fois, puis prenons la direction de la Paz pour rejoindre le parc.C’est aussi ici que nous quittons les terres Queshua pour rencontrer d’autres ethnie: les aymaras, un autre peuple des montagnes.


Sajama est un volcan, le point culminant de la Bolivie (6.542m). Tous les voyageurs étant passé par ici nous ont fait les éloges de ce parc. Nous sommes encore à 200km du site que nous apercevons déjà le volcan! Au début, nous pensons avoir fait ces 380km de détour pour pas grand chose: un volcan serte, mais une plaine désertique autour... Puis nous quittons le petit village de Sajama pour aller dormir en nature. Un petit chemin nous mène en plein milieu d’une prairie qui nous laisse un couché de soleil assez agréable sur les 3 ou 4 volcans qui nous entour, un bivouac comme nous les aimons.

Si nous avons aprecié le site en soirée, il sera extraordinaire le matin venu: les couleurs ont changé, mais nous avons en plus la visite d’une centaine de Lamas et Alpaga autour de nous, le bonheur de la nature à l’état pure! Céline aura plus de mal à concentrer l’école des enfants avec tous ces animaux autours... Dans la matinée, une petite mamy nous rend visite, c’est la propriétaire de la parcelle... Malgré notre présence sur ses terres, son accueil sera chaleureux, nous inventant même à rester, nous baigner dans les eaux thermales de sa rivière et venir la voir à sa ferme pour nous montrer comment elle travaille la laine de son bétail, les fameux quadrupèdes qui nous entour. Encore une merveilleuse rencontre bolivienne!

Nous quittons cette charmante personne pour rejoindre les geysers du parc. Perché à plus de 4.400 mètres, nous allons repasser par la ville et découvrir la magnifique église qu’elle abrite. La piste pour les geysers est un peu étroite mais ça fini par passer. Nous allons donc bivouaquer là-haut, au coeur des fumeroles et des bassins bouillonnants. Nous y rencontrerons 2 français, partie depuis le villa et remontant vers les lagune plus au nord. Nous sympathisons et partagerons un bon repas, de quoi les casser dans leur ascension ;-)

Quel belle endroit... on nous avait prévenu! Nous le quittons un peu avec regrêt encore une fois, et prenons pa route vers La Paz. A 100km du site, alors que nous étions bien parti pour quelques kilomètres la voiture qui me précède double un camion, je la suis, et qu’est ce qu’on voit au loin: 3 policiers sur la route qui nous font signent de nous arrêter...

Soit disant que je roulais trop vite et que j’ai été pris au radar à 95km/h au lieu de 80. Voyant un peu l’arnaque arrivée, je prend immédiatement mon air de ‘gros neuneu qui comprend rien’ et avec un espagnol inimitable, je m’exprime avec des «moi frances, yo no habla...heu..hablo espagnol... no compreno! Hablo... heu hable Frances o Engles?» Mais au bout de 15 minutes à me batailler avec des «que paso? porque? no comprendo» et trois interlocuteurs plus tard qui se relayent, il me font comprendre qu’il faut que je paye... 100 US$ (environ 80€). Sauf que je leur demande comment on-t-il pû mesurer ma vitesse, il me réponde au radar et que quand je demande à le voir, il est ranger dans le coffre de la voiture... 15 minutes après, et 25 fois après qu’il me demande d’allé chercher de l’argent et que je fais signe de ne rien comprendre et reste à coté d’eux, il va bien falloir que l’un d’entre nous lâche, et il n’ont pas l’air de vouloir me laisser partir, il va falloir ruser... Je fini par comprendre ce qu’il me dise ;-) et demande combien je dois payer, avec une preuve: les 100$ se transforme alors en 200 Bol (20€). Je demande alors une contravention. A ce moment il me demande combien je veux payer pour ne pas avoir de compte à rendre au bureau.. j’informe 50 Bol (5€) qu’il accepte. Sauf qu’une fois dans la voiture, Céline m’annonce que nous n’avions plus que des billets de 100 oups...me voila donc devant le ripoux et sort toute ma petit ferraille en comptant «10, 11, 12...je n’ai que 17 Bol (1,70€)!»

Et me voila libérer de ces 3 arnaqueurs de la route!


J’ai lu quelques part «arriver de nuit à La Paz peut-etre une bonne option»... Peut-être, mais pour arriver de nuit, il faut rouler de nuit... et entre les voitures qui doublent n’importe comment, les camions qui n’ont pas de phare, les animaux et les piétons, il y a de quoi se faire de belles frayeurs. Nous finirons par arriver à L’aéroport de La Paz (un lieu de bivouac bien connu des camping-car vers 21H, en roulant les 50 derniers km à 30km/h.





La Paz: nous voila!

Cette incroyable ville, qui est quand même la capitale la plus haute du monde (3660m en bas, mais 4070 mètres en haut), à été construite dans le cratère d’un volcan!

Si cela lui donne un charme inégalable, la cuvette rend l'atmosphère ultra-pollué, par des bus, camions et voitures qui fument à outrance, à cause de leurs vétustés mais aussi de l’altitude. C’est donc en taxi que nous nous rendons chaque jours au centre.


        Pour les photos de La Paz, c’est ici!


Et voici notre dernière visite bolivienne: Copacabana et le lac Titicaca. Situé à plus de 3800m d’altitude, ce lac de 8400km2 n’est pas connu que pour être le plus haut lac navigable du monde ou pour son nom qui faire rire les enfants, mais aussi parce qu’il est superbe.


Pour y acceder, rien de mieux que de se rendre à Copacabana, et pour ça, il va falloir prendre un bateau «made in Bolivie» pour le traverser. Nous dormons dans le village qui suis la traversée.

Après une nuit très calme, c’est la fête dans la rue: tambours, flutes de pan, timbales et danses folkloriques autour du camping-car, ça aurait pu nous plaire: MAIS IL EST 6h20 DU MATIN!!!!!


















































Cette ville ultra touristique est un bon port d’attache pour la partie Bolivienne. Malgré son lot inépuisable de magasin, bar et resto à touriste, la ville possede un petit port et une plage (la seul de Bolivie) bien agréable qui nous servira de bivouac.

L’activité principale est une excurtion sur L’Isla del Sol (l’île du soleil) qui, pour de nombreux aymara, est le lieu de naissance de l’astre lui même! Mais étant arrivés trop tard sur Copacabana pour le bateau du matin, nous n’irons que l’après midi et avec les temps de navigation (plus d’une heure allée), la visite va être (trop) rapide... Nous nous rendrons dans le sud de l’île et découvrirons un spectaculaire escalier Inca et une source d’eau qui le longe, l’un des seul points d’eau du village, que les habitants viennent puisé dans des gericans pour enfin remonter à dos d’âne dans les rues ultra pentues de la cité, une prouesse quasi quotidienne!

Du haut, on domine ce majestueux lac et ses îles. Au retour nous devions nous arrêter sur le site Inca de Pilko Kaina, mais, à la demande de 2 touristes (sur une trentaines) qui souhaitent rentrer, le bateau ne s’y arrêtera pas...

C’est ici que va s’achever nos aventures Boliviennes. Ce pays nous aura surpris! Nous y sommes entrés avec des aprioris, mais encore une fois, heureusement que nous ne sommes pas arrêté aux «on dit» et que nous avons osé voir par nous même.

Ce qui nous aura le plus marqué: La gentillesse des gens et le traditionalisme qu’à conservé le pays avec les Queshuas et les Aymaras. Malgré la froideur que porte leur visage au premier abord, certainement aux conditions rudes de vie, ces gens ont toujours eu un sourire ou un geste chaleureux envers les enfants ou envers nous.

La Bolivie c’est aussi un pays où l’altitude bat des record, mais après 3 mois passé sans redescendre sous les 3.000m et monter jusqu’à 5.000m, nous sentons l’acclimatation et ne sommes plus dérangé par ses effets.

Dernière chose, l’hygiène: c’est aussi ici que nous aurons ressenti le plus de trouble intestinaux. Toute la famille en aura fait les frais...

Malgré tout, c’est l’un des pays qui nous aura le plus marqué et pour lequel nous avons eu un vrai coup de coeur.

Tchao la Bolivie! On aime ou on aime pas, nous ON ADORE!!!!